Jonh Lennon - Imagine All The People

John Winston Ono Lennon dit John Lennon (né le 9 octobre 1940 à Liverpool - assassiné le 8 décembre 1980 à New York) est un parolier, compositeur, guitariste et chanteur du groupe The Beatles, groupe phare des années 1960 et de la culture pop/rock qu'il quitte. L'après Beatles de John fut marqué par ses actions pour la Paix avec sa compagne Yoko Ono et l'enregistrement de plusieurs albums solo dont le célébre "Imagine" .

Il a été assassiné par un déséquilibré, Mark David Chapman, le 8 décembre 1980 à New York, au pied du Dakota Building où il habitait. Ce jour là, le monde perdait l'une des figures les plus emblématiques de l'histoire du XXe siècle. Vingt-sept ans après sa mort, il incarne l'engagement profond et marquant du mouvement pacifiste Peace and Love des seventies, un rassemblement à sa mémoire continue d'avoir lieu à New York le 8 décembre.

John Lennon est né le 9 octobre 1940 à la maternité d'Oxford Street à Liverpool pendant un raid de l'aviation allemande. Son père, Alfred "Freddie" Lennon, est marin et quitte la "Lennon's house" fréquemment, puis définitivement en 1945. il ne verra plus son fils jusqu'à la "Beatlemania". Ses parents se séparent rapidement et John part habiter à Woolton dans un quartier cossu de Liverpool avec sa tante Mimi et son oncle George.

Durant son enfance, John se montre un enfant très curieux et doué pour la littérature. Il se crée alors un univers proche de son roman préféré : Alice au pays des merveilles. John Lennon se montre néanmoins rapidement un enfant à l'humour exacerbé, au coup de crayon aiguisé et à l'analyse fine.

Sa mère, Julia Stanley, réapparaîtra à son adolescence pour disparaître une nouvelle fois le 15 juillet 1958, renversée par un policier ivre. Durant cette courte période, sous l'impulsion de sa mère (qu'il voit alors de temps en temps) il apprend le banjo et le ukulélé. La mort de sa mère le plonge dans un mutisme certain et une ironie qui va devenir sa "marque de fabrique". Il devient alors un "Teddy Boy", porte des vestes en cuir, une sorte de rebelle local, connu de tous à Liverpool et peu recommandable. Il ne se remettra jamais de cette disparition, lui consacrant même courant 1970 une chanson intitulée "Mother" où il hurle littéralement sa tristesse (ces cris font partie d'un exercice de thérapie très en vogue à l'époque intitulé Cri primal).


Pourtant John Lennon fréquente l'école d'Art de Liverpool, se liant d'amitié avec des artistes doués comme Stuart Sutcliffe. D'autre part, il se met à jouer du skiffle dans des petites fêtes paroissiales. Motivé par le rock et ses idoles Buddy Holly, Chuck Berry, Elvis Presley, il fonde un groupe, les Quarrymen avec Pete Shotton, Nigel Walley et Ivan Vaughan ; c?est ce dernier qui, le 6 juillet 1957, présente Paul McCartney à John : rencontre de deux talents qui seront dès lors en perpétuelle émulation mutuelle. Autre point commun fort entre les deux jeunes hommes, tous les deux ont récemment perdu leur mère. John Lennon jouit d'une autorité certaine sur les quatre membres de par son âge et ses excès. Le look de Lennon est à l'époque très influencé par Elvis Presley et Marlon Brando. Il nomme d'ailleurs son groupe les "Silver Beetles" en référence au film l'Équipée sauvage puis les Beatles (en référence à la Beat Generation, Lennon proposa de changer le 2èe E en A ). Lennon est très influencé par le répertoire Rock and Roll de l'époque, et son jeu est très agressif. Le succès venant, le groupe quitte Liverpool et fait ses armes dans les boîtes du quartier chaud de Hambourg. John, plein de facéties pendant ces concerts devient le "révolté" de la bande.

Entre temps, John épousa Cynthia Powell qu?il avait rencontrée au collège. (Ils eurent un fils, Julian, né le 8 avril 1963.) John Lennon a imposé pour cette "escapade" allemande son meilleur ami Stuart Sutcliffe. Bien que peintre très doué, Stuart se révèle un piètre bassiste, s'attirant les foudres de Paul McCartney. La rivalité entre Lennon et McCartney est à son comble quand Sutcliffe quitte le groupe pour vivre son histoire d'amour avec Astrid Kirchherr (qui prendra les premiers clichés officiels des Beatles). Lennon va vivre un deuxième drame lorsque son ami Stuart meurt d'une tumeur au cerveau peu de temps après.

John est au début le principal chanteur du groupe. Ses chansons se montrent souvent angoissées, tristes ou pessimistes (« There?s a place », « If I fell », « I?m a loser », « Don?t let me down », une exception heureuse étant « I feel fine ») par opposition à celles plus rieuses de Paul McCartney, qui, de « brillant second » de John, devient peu à peu la figure harmonique dominante du groupe. L?opposition éclate lors de la préparation du 45 tours comportant « We can work it out » (de McCartney) et « Day tripper » (de Lennon). Chacun des deux chanteurs pense que sa chanson est bien meilleure que l?autre. Qui aura la face A, celle qui passe sur les radios ? Les deux ! Pour la première fois, un 45 tours sort avec deux faces A. Pourtant d'après les voix des deux leaders, qui chantaient en première voix leurs compositions, ce serait l'inverse "We can work it out" est chanté par Lennon et "Day tripper" par Mc Cartney.

Bob Dylan reconnaît en John Lennon un talent d'écrivain. De cette reconnaissance va naître un respect et un échange certains entre les deux icones de la pop. Car Les Beatles et principalement Lennon deviennent des icônes. Lennon vit très mal cette folie qui les entoure et se réfugie dans les sarcasmes et la nourriture (il parle de période "Elvis gros", interview donné au magazine "Rolling Stones"). De cette période où il se répugne lui-même naîtra la chanson "Help", véritable appel au secours lancé au monde.

Lennon après avoir écrit "A Spaniard in the Works", en mars de 1966, cinq mois avant la troisième tournée américaine d'été (les deux premières eurent lieu en 1964 et en 1965) donne une interview à une amie journaliste. Il lance "La religion a perdu de son mysticisme, elle n'attire plus les croyants, regardez les églises se vident ! nous (les Beatles) sommes bientôt presque plus populaires que Jésus!" Aussitôt déformés, réduits, ces propos provoquent une vague de haine contre les Beatles et Lennon en particulier. Cette période marque aussi les derniers concerts du groupe, ces derniers ne voyant plus comment concilier les innovations musicales et les foules hystériques. Lennon tourne aussi un film appelé "How I won the War". Son sens de l'ironie et du non sens font fureur, bien que n'ayant pas le premier rôle.

Lennon va plus loin et plonge dans le psychédélisme à grand renfort de drogue et de sonorité complexe. Il cherche de plus en plus une paix intérieure, et après avoir suivi un temps les préceptes d'un gourou en Inde, se tourne vers cette femme qu'il a rencontré lors d'une exposition d'art. Sa vie sentimentale est une longue histoire complexe. Son divorce résulta surtout de cette liaison avec Yoko Ono, qui devint sa seconde femme et qui a eu une grande influence sur la suite de la carrière de John (elle en fut d'ailleurs critiquée.) Ses compositions se montrent très ambitieuses et complexes ("Lucy in the Sky with Diamonds", "All You Need Is Love", "I Am the Walrus", "A day in The Life", "Strawberry Fields Forever") Pourtant la présence de Yoko Ono lors des enregistrements provoque ranc½ur et animosité. Cela finira par L?album blanc qui consacre l?éclatement des Beatles, chacun n?y servant aux autres que de musicien de studio. « Abbey Road » qui sera leur dernier vrai travail d?harmonie commune, car « Let It Be » sera publié plus d'un an après son enregistrement grâce au travail de montage et de mixage de Phil Spector (critiqué par McCartney). La même année, d?ailleurs, le disque solo de Paul, où il joue à lui seul tous les instruments par re-recording, sera déjà sorti, rapidement suivi par le triple album « All things must pass» de George Harrison.

Après la séparation des Beatles, John se consacre à sa compagne, l'artiste du mouvement Fluxus Yoko Ono, et à sa famille. Sa carrière solo en dents de scie, car la musique n'est plus sa seule préoccupation, est malgré tout riche et fructueuse.Durant toutes les années 1970, Lennon oscille entre plusieurs périodes adoptant un look toujours différent. Véritable hippie, militant pacifiste, rocker, adepte de la méditation... Au début des années 1970, ce sera la provocation,le Plastic Ono Band avec le bassiste Klaus Voormann, les coups médiatiques, les phrases assassines envers Paul McCartney, les chansons pacifistes et engagées et surtout le combat de Yoko Ono pour lui faire exorciser ses vieux démons: la mort de sa mère. Il devient l'incarnation de l'activisme de sa génération et utilise sa notoriété dans de nombreux Happenings en faveur de la paix? "Give peace a chance".

On lui doit notamment le célèbre "Imagine", aux accents universels, une des chansons les plus populaires jamais écrites. A l'été 1973, John s'éloigne de Yoko et s'installe à Los angeles avec May Pang sa jeune assistante et nouvelle compagne. Ce sera sa période rocker-retour au source.(Lennon parle d'un "week-end perdu" ou "lost week-end).

Avec le producteur Phil Spector il il enregistre l'album "Rock'n Roll" constitué de reprises de classiques du rock comme "Be-Bob-A-Lula".

Au début de 1975, Lennon retourne dans les bras de Yoko Ono.
Le 9 octobre 1975, jour du 35e anniversaire de John , nait son second fils, Sean.
Lennon se retire alors de la scène publique et musicale pour se consacrer à son fils.

Stranwberry Fields, Central Park, New York
C'est un homme réconcilié avec lui-même et revenu des affres de la sur-notoriété qui signe un dernier album "Double Fantasy" en novembre 1980. Plein de fraîcheur et de tendresse, avec des titres chantés par Yoko et d'autres par John.
Il meurt assassiné à New-York le 8 décembre 1980 après une soirée de travail en studio et alors qu'il rejoint son appartement du Dakota Building près de Central Park. Sous les yeux de Yoko, Mark David Chapman, un homme profondément religieux mais complètement déséquilibré l'abat de quatre balles de revolver. Quelques heures plus tôt Lennon lui avait accordé un autographe...

Bien que John Lennon soit avant tout connu comme musicien, sa façon de penser qui, à l'époque, en choquait plus d'un, son ouverture d'esprit et sa vision de la paix et de l'amour ont contribué à faire de lui une star extrêmement populaire.

Dans sa chanson "God", John explique que Dieu est un concept que l'homme s'est créé pour pouvoir soutenir ses propres souffrances, ou pour acquérir une force supplémentaire qui aidera le croyant à survivre. Ces propos ont été ceux de nombreux philosophes qui ont précédé l'époque où John a vécu. Par ailleurs, il rêve d'un monde sans guerres, sans religions, sans souffrances où tous les êtres humains pourraient vivre dans l'amour, la paix et l'unité.

# Posté le mercredi 09 mai 2007 14:55

David Bowie-Life on Mars

David Bowie, de son vrai nom David Robert Jones, est un auteur-compositeur et chanteur de rock anglais, né le 8 janvier 1947 à Londres.

Il débute son activité d'auteur-compositeur en 1964 en jouant avec différents groupes des titres qui n'arrivent pas à percer, malgré les talents manifestes de l'auteur et la publication de quelques singles.

C'est en 1969 que David Jones, devenu David Bowie pour éviter la confusion avec le chanteur des Monkees Davy Jones, se révèle au public avec le titre Space Oddity qui fait écho aux émotions suscitées par les premiers pas de l'homme sur la lune. La chanson est utilisée comme générique pour les emissions de la bbc consacrées à la mission Apollo.

Le morceau, dont les paroles peuvent se lire à deux niveaux ( soit celui d'un astronaute qui largue les amarres soit celui d'un junkie ) trahit ses premières influences, notamment celle du Pink Floyd de Syd Barrett période Arnold Layne. Malheureusement le disque enregistré dans la foulée déçoit beaucoup, Bowie peine à imposer une quelconque personnalité musicale entre ballade easy-listening et vague influence Dylanienne. L'album initialement intitulé Man Of Word/Man Of Music est un flop et ne réemergera dans les charts anglais que quelques années plus tard en pleine Ziggymania, avec une nouvelle pochette et un nouveau titre.

Il est à noter que le premier vrai album du chanteur est celui enregistré pour Decca en 1967. Son écoute est une expérience extremement déroutante puisqu'il semble s'agir d'un disque de musique pour enfants. Decca le ressortira d'ailleurs ponctuellement et bien sur aux moments cruciaux de sa carrière. C'est ainsi qu'en pleine période Station to Station ou Heroes beaucoup ont pu découvrir les charmes autres d'Uncle Arthur, The Laughing Gnome, There Is A Happy Land ou de Little Bombardier .

Il rencontre dans les années qui suivent Tony Visconti, producteur et bassiste, ainsi que Mick Ronson, guitariste, avec lesquels il sort l'album The Man Who Sold The World (1971). Il produit son premier coup d'éclat dans les médias en posant habillé en femme sur la pochette, tout en proposant un rock finalement très incisif ( All The Madmen, The Width of A Circle ) et déjà de premiers sommets ( After All, The Man Who Sold The World ). La guitare incendiaire de Mick Ronson fait des miracles sur cet album dépositaire du futur son de Ziggy Stardust.

Pour Hunky Dory ( 1971 ), Ken Scott, ancien ingénieur du son des Beatles, prend la place de Tony Visconti à la production. L'album est plus posé, piano et arrangements de cordes l'emportent ( Changes, Life On Mars ) malgré un Queen Bitch très Velvétien. Hunky Dory se clôt par un The Bewlay Brothers crépusculaire évoquant son frère schizophrène ( tout comme All The Madmen, Aladdin Sane jeu de mot sur A Lad Insane et plus tard Jump They Say ).

Contribuant largement à l'invention du glam rock et à ses outrances vestimentaires, il se teint les cheveux en rouge, joue de son ambiguïté sexuelle et devient un phénomène médiatique avant même d'être un gros vendeur de disques, ce qui lui vaudra longtemps l'étiquette de n'être qu'un coup commercial. 1972 voit l'explosion de David Bowie en Grande-Bretagne, il "devient" alors Ziggy Stardust et joue avec les Spiders From Mars. L'album du même nom est un énorme succès et il enchaîne les tournées, rassemblant des milliers de fans admirateurs du personnage et de l'atmosphère dégagée par Ziggy. Cet alter-ego de Bowie, mélange des personnages d'Iggy Pop, de Marc Bolan et plus décalé de Vince Taylor ou du Legendary Stardust Cowboy, arrive au bon moment alors que reflue la vague musicale des années 60. Les Beatles et le Swinging London ne sont plus qu'un souvenir, des groupes comme Led Zeppelin ou Free s'adressent à un public adulte, le public adolescent va donc se ruer sur T-Rex ( qui a préparé le terrain avec The Electric Warrior ), Bowie et plus tard Roxy Music ou Mott The Hoople. Bowie a aussi bien compris qu'il est désormais inutile d'attendre que la musique change le monde. Comme l'a chanté John Lennon dès 1970 "le rêve est fini". Il se placera donc exclusivement sur le terrain du fantasme, de l'outrance, incarnant avec bonheur la décadence des moeurs dénoncée par les médias les plus conservateurs de la triste Angleterre de 1972.

Après une tournée invraisemblable sur le continent américain, montée grace à l'avance extorquée par son manager, le redoutable Tony Defries, à RCA, il publie en 1973 un de ses meilleurs disques Aladdin Sane. Marqué par le son du piano de Mike Garson qui l'accompagnera sur plusieurs autres albums, il exploite de façon plus brut le même filon que son prédécesseur.

Sous l'impulsion de son manager, il finit par se débarrasser symboliquement de Ziggy sur scène en Juin 1973 à l'Hammersmith Odeon. La presse est prévenue le jour d'avant et le concert est enregistré par RCA à des fins commerciales. Sur les bandes, il prononce la phrase devenue célèbre : "Non seulement ce concert est le dernier de la tournée, mais c'est aussi le dernier que nous ferons jamais". Il redevient ensuite David Bowie, sort l'album de reprises Pin Ups en 1973, produit des artistes tels que Lou Reed, Mott The Hoople et tente de mixer le Raw Power d'Iggy and the Stooges, dont l'enregistrement tourne à la catastrophe technique. Pin Ups marque aussi la fin des Spiders From Mars et un vide artistique, ou tout au moins une baisse dans la qualité et le visuel des albums.

Avec Diamond Dogs ( 1974 ) David Bowie semble pour la première fois marquer le pas. Il aura du mal à maîtriser ce projet dans lequel il s?embarque sans producteur, et surtout sans Mick Ronson, jusque là épine dorsale du son des Spiders From Mars. L?album au départ est censé être une comédie musicale adapté de 1984, avec une tournée qui sera une véritable revue du rock « décadent » qu?il incarne alors, mais il se heurte rapidement au refus des ayants droit de George Orwell. Diamond Dogs décrira donc une société future apocalyptique avec un nouveau personnage, Halloween Jack. Malheureusement c?est aussi la période où David Bowie s?enfonce dans une addiction massive à la cocaïne, isolé en studio il sombre rapidement dans un abîme de paranoïa et de mégalomanie. Seul Tony Visconti appelé en renfort arrivera à sauver l'enregistrement de la faillite totale.

Malgré son manque d'homogénéité et des parties de guitares à la limite de l'amateurisme, jouées par Bowie lui-même, Diamond reste intéressant grace à une ambiance plutôt glauque et quelques reussites ( Diamond Dogs, We Are The Dead, Sweet Thing, Big Brother et son Chant Of The Ever Circling Skeletal Family qui porte bien son nom ). On se prend à imaginer ce qu'il aurait pu être s'il avait été mieux maitrisé ( peut-être une sorte de Berlin glam ). Bowie semble avoir gardé une affection particulière pour l'album, le seul dont il supervisera personnellement la remasterisation pour l'édition CD.

L?ambitieuse tournée Diamond Dogs fera par la suite naufrage sur le continent américain ce dont témoigne le David Live de 1974. Bowie semble lessivé, dépassé par son succès et incapable de contrôler son image publique. Il apparaît à la dérive, beaucoup prédisent la fin du phénomène.

Dans ces conditions la parution de Young Americans en 1975 fait l'effet d'une bonne surprise. Bowie fait subir à son personnage une métamorphose radicale qui esthétiquement emprunte au cabaret allemand de l?entre-deux-guerres et musicalement aux musiques noires nord-américaines. La surprise est totale et la renaissance artistique s?accompagne de la réussite commerciale, le single Fame ( co-écrit avec John Lennon ) est son premier numéro 1 américain et l?album se classe bien des deux cotés de l?Atlantique. Young Americans malgré son coté parfois un peu poussif fascine par son mélange de perfection glacée et de sonorités chaudes propres à la soul. L?essai est réussi, la porte est ouverte pour le disco et bientôt d?autres s?y engouffreront.

Il tourne également en 1975 le film L'Homme qui venait d'ailleurs (The Man Who Fell To Earth) de Nick Roeg, qui va mettre en valeur sa nature d'extra-terrestre. Pour ce premier role sur grand écran, David Bowie incarne Thomas Jerome Newton, alien echoué sur terre cherchant à regagner sa planéte d'origine devastée par une catastrophe ecologique. Le script ecrit pour Bowie par Nicolas Roeg ( qui a déjà fait tourner Mick Jagger dans le bizarre Performance ) lui va comme un gant tant il ne semble pas jouer un role de composition. Il peut ainsi se contenter de laisser sa présence fantomatique imprimer la pellicule et incruster dans nos rétines le mythe Bowien en marche. Par un étrange retournement de situation, on voit à la fin Thomas Jerome Newton se recycler dans la chanson et devenir rock star ( des exemplaires de Young Americans sur des présentoirs figurent son album ). L'extraterrestre incarne David Bowie. Deux photos du film serviront aux pochettes de Station to Station et Low.

Station to Station en 1976 semble issu de seances de studios avortées pour la BO de The Man Who Fell to Earth, mais la chronologie reste floue, Bowie lui-même, à la pointe de sa toxicomanie à l'epoque, ayant déclaré qu'il ne se rappellait même plus l'avoir enregistré. Le chanteur y est accompagné par une pléthore d'excellents musiciens dont Roy Bittan, clavier de Bruce Springsteen, d'une nouvelle recrue à la guitare, Earl Slick, et de l'équipe de Young Americans. L'album propose une forme mutante et très tendue de funk froid et roboratif, Bowie semble de nouveau sur la corde raide, au bord du gouffre. Malgré tout le disque se classe très bien dans les charts américains, de même que le single Golden Years, écrit à l'origine pour Elvis Presley qui le refusera. La tournée Station to Station impose le personnage effrayant mais très élégant du Thin White Duke et une esthétique dépouillée empruntée à l'expressionnisme allemand et à Bertold Brecht.
Durant la même période sa vie personnelle se délite, rongée par ses abus et il abîme son image publique avec des déclarations ambiguës sur le nazisme ( reniées depuis ). Le chanteur semble se perdre dans le miroir que lui renvoie son ½uvre et dans la galerie de personnages qu'il incarne alors tours à tours ( cf l'excellent documentaire de l'époque, Cracked Actor, qui laisse à voir un Bowie complètement paumé mais très attachant ). Cette désincarnation passagère le menera à des écarts fameux comme l'interview à Playboy de 1976 où il compare favorablement Hitler "la première rock star" à Mick Jagger pour son art de la mise en scène et du maniement des foules.

Après la tempête médiatique de 1976 viendra la rédemption avec la "période berlinoise" pendant laquelle il ira au delà de la mode punk en éditant la "trilogie" Low, Heroes et Lodger entre 1977 et 1979 avec Brian Eno (ancien membre de Roxy Music et bricoleur de génie). Ziggy a alors perdu la plupart de ses fans, mais David Bowie conquiert une nouvelle génération d'admirateurs. Il sera un des rares musiciens de son époque à sortir indemne de la vague punk.

Influencé par le Krautrock de Can, Neu! ou Kraftwerk, Bowie se redéfinit courageusement en tant qu'artiste et jette les bases d'une fructueuse période qui le voit abandonner le costume monochrome du Thin White Duke et de la rock-star capricieuse et mégalomane pour celui d'une avant-garde européenne continentale, semant au passage une partie de son public, notamment américain. Bowie semble se réhumaniser. Une dense énergie s'exhale de ces albums où, influencé par Eno, il abandonne toute linéarité dans l'écriture au profit de l'expérimentation et de la spontaneité.

Très inspirés, Low et Heroes sont divisés entre des morceaux rapides déchirés par les guitares de Robert Fripp, d'Adrian Belew ou de Carlos Alomar, et de lents instrumentaux remplis de nappes rêveuses de synthétiseurs, et de la stratégie oblique chère à Brian Eno. Les albums sont risqués, certains morceaux plutôt abscons mais Bowie y gagne une grande reconnaissance artistique qui sera célébrée par toute la jeune New Wave anglaise du début des années 80.

Lodger sera plus conventionnel dans sa structure mais Bowie s'y aventurera vers des territoires inusités où une influence World ( African Night Flight, Yassassin ) annonce les Talking Heads de Fear Of Music ou Remain In Lights.

Hyper-actif il compose et produit au cours de le même période deux des meilleurs albums d'Iggy Pop ( The Idiot et Lust for Life en 77 ) avec qui il trouve le temps de tourner, tenant le clavier dans son groupe. The Idiot est très proche de Low et Heroes dans sa conception.
Le compositeur américain Philip Glass s'inspira de certains morceaux de Low et Heroes qu'il réenregistra dans les années 90.

De retour de Berlin, il entreprend simultanément une carrière d'acteur et joue dans la pièce Elephant Man à Broadway qui connaît un succès énorme, et apparaît dans le film Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... de Ulrich Edel en jouant son propre rôle.

1980 fut l'année du succès planétaire avec l'album Scary Monsters qui atteint le Top 1 dans pratiquement tous les pays d'Europe, avec notamment le titre "Ashes to Ashes", où il se moque du Major Tom, clin d'½il désabusé à Space Oddity. L'album est une appropriation sans concession du son de l'after-punk où les guitares très agressives ( Scary Monsters and Super Creeps, It's no Game part1 ) se conjuguent avec un coté plus dansant ( Fashion ). Bowie semble alors intouchable.
A l'aune de cette carrière exemplaire, le tête à queue musical de Let's Dance ( 1983 ) peut étonner avec le recul. Bowie embrasse sans arrière-pensée la nouvelle ère MTV, alors que beaucoup de musiciens de sa génération disparaissent. Aux cotés d'artistes comme Madonna ou Michael Jackson, il contribue à donner ce ton éphémère et consumériste propre aux années 80 et devient une machine purement commerciale. Let's Dance se vend à 14 millions d'exemplaires. Malgré tout, bien produit par Nile Rodgers, l'album est agréable et propose quelques tubes imparables. Les clips imposent sa nouvelle image d'éphèbe blond décoloré, les publicités coca-cola s'enchaînent, tout comme les films ( Les Prédateurs, Furyo ), David Bowie semble partout. La tournée mondiale "serious moonlight tour" le fait pour la première fois se produire dans les stades, 200.000 personnes viennent le voir en deux jours à Paris à l'hippodrome d'Auteuil. Pourtant après le très raté Tonight de 1984 qui se vend encore c'est bien une traversée du desert qui l'attend, commerciale autant qu'artistique cette fois. Le fond semble atteint avec l'album Never Let Me Down de 1987.

En 1986, il tient encore le rôle principal masculin dans le film familial Labyrinth de Jim Henson, en tant que Jareth, le roi des kobolds, aux côtés de Jennifer Connelly.

Sévèrement descendu par la critique tout le long des années 80 et alors que toute inspiration semble l'avoir déserté, Bowie décide en 1988 de fonder le groupe Tin Machine avec Reeves Gabrels et les frères Sales, rythmique d'Iggy Pop période 1977. Bowie est alors fortement influencé par le rock indépendant américain de la fin des années 80 ( Pixies, Throwing Muses, Hüsker Dü...). Trois albums (dont un live) diversement appréciés par la critique mais radicalement différents de ses productions antérieures lui permettent de commencer les années 90 sur de meilleures bases. Malgré le très mauvais accueil critique ( le NME en Angleterre a titré à l'époque "Est-ce que Tin Machine est de la merde ?" ), le premier Tin Machine propose quelques bons morceaux comme "Heaven and Hell", "I can't Read" et un ton d'ensemble marqué par la guitare dissonnante et très Frippienne de Reeves Gabrels, qui collaborera par la suite avec Bowie jusqu'en 1999. L'album a finalement bien vieilli n'en déplaise à ses très nombreux détracteurs. Tin Machine II et le live seront plus anecdotiques.

1989 voit aussi les débuts de la campagne de réedition des albums de David Bowie, indisponibles depuis longtemps. Celle-ci très bien orchestrée, d'un catalogue devenu mythique avec les années, a plus contribuée à lui créer un nouveau public et à le recrédibiliser en faisant oublier les années 80 que quoi que ce soit d'autre.

Les premiers albums solo du "nouveau Bowie" post-Tin Machine (Black Tie White Noise et The Buddha Of Suburbia) ne sont pourtant pas complètement convaincants. Trop orientés dance, ils ne lui permettent pas de renouer avec le public rock qui l'a redécouvert à la faveur des réeditions. Mais, en 1995, débarque 1. Outside, concocté avec Brian Eno. Cet album complexe et ambitieux racontant l'histoire d'un détective ( Nathan Adler ) sur les traces d'un tueur en série, est ressenti comme une certaine renaissance de l'artiste par de nombreux fans. Pour la première fois depuis bien longtemps, Bowie, inspiré par le rock industriel ( Nine Inch Nails ) et la techno, prend des risques. En grande forme vocale, il livre d'excellentes chansons très bien servies par la production de Brian Eno et les musiciens qui l'accompagnent.

En 1997, vient Earthling qu'il réalise avec Reeves Gabrels, hybride de jungle, techno et drum'n'bass. Enregistré rapidement à New York et auto-produit c'est une reussite de son auteur. Il multiplie à cette période les collaborations ( Photek, Goldie ).

David Bowie participe alors au développement du jeu vidéo The Nomad Soul. Contacté à l'origine pour écrire une ou deux musiques, il est enthousiasmé par le projet et se charge de toute la bande originale avec son complice Reeves Gabrels. Il incarne en plus deux personnages : le charismatique Boz, chef des Eveillés, ainsi que le chanteur d'un groupe interdit par les autorités. Le joueur peut d'ailleurs assister à trois concerts virtuels de l'avatar de Bowie, et acheter les chansons de l'album Hours, sorti presque en même temps que le jeu en 1999. Il est à noter que la chanson "New Angels of Promise" existe en deux versions, celle du jeu (dont il est le "générique" de début) et celle de l'album. Dans cette dernière version, le mot "Omikron" du refrain est remplacé par "suspicious minds". En outre, l'orchestration est assez différente.

C'est à cette époque, lors de la tournée 1999/2000, que Bowie commence à reprendre sur scène quelques-unes de ses plus vieilles chansons (de l'époque où il ne se faisait même pas encore appeler David Bowie). L'idée germe dans son esprit de préparer un album entier composé quasi-intégralement de ré-enregistrement de ces chansons préhistoriques. Ce sera Toy, dont les chansons seront enregistrées avec Tony Visconti, et les artworks dessinés, mais qui ne sortira pourtant jamais.

Viennent enfin les albums Heathen 2002 (enregistré dans la foulée de Toy - quelques chansons de cet album y figurent d'ailleurs) et Reality 2003 qui marquent les retrouvailles avec le producteur Tony Visconti ( T-Rex, Sparks, Rita Mitsouko...). Ces deux disques sont les premiers publiés par Sony sous la double étiquette Columbia et Iso, label créé par Bowie.

Après la sortie de Reality, Bowie se lance dans sa première grande tournée depuis 1997, baptisée "A Reality Tour". Plusieurs concerts ont été reportés en décembre 2003 pour raisons de santé mais la tournée se prolonge jusqu'à la mi-2004 (un concert est annulé en mai 2004 à la suite du décès accidentel d'un technicien). Le chanteur et son groupe entament alors une tournée des festivals d'été en Europe mais les quinze dernières dates sont annulées lorsque Bowie subit en urgence une angioplastie. Il n'y a eu ni nouveau disque ni concert de David Bowie depuis cette date. Il enregistre néanmoins quelques duos, notamment sur les disques de jeunes groupes (avec TV On The Radio ou le groupe danois Kashmir), et fait quelques apparitions sur scène (avec le groupe canadien Arcade Fire, pour des concerts à but caritatif, ou en hommage à Syd Barrett, avec David Gilmour).
A la fin de l'année 2005, Bowie affirme préparer un nouvel album, qu'il promet "étrange". Celui-ci devrait sortir avant l'été 2007.
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# Posté le dimanche 06 mai 2007 16:19

The Beatles-Help !

Qui sont les Beatles ? Les Beatles sont le plus grand groupe de l?histoire. Pour le vérifier, il existe une méthode infaillible et j?invite tout un chacun à en faire l?expérience : Essayez de taper le mot Beatles dans un document Word. Faites sciemment une faute ou omettez volontairement de mettre la majuscule. Le correcteur d?orthographe nous signale la faute. Maintenant, essayez avec Rolling Stones, Beach Boys, Kinks, Byrds...

Le mot Beatles est la contraction de beat (rythme) et beetles (scarabées). C?est Stuart Sutcliffe, alors membre du groupe, qui avait imaginé ce nom, en réponse aux Crickets, le groupe de Buddy Holly.

En 1957, Paul McCartney assiste à un concert des Quarrymen. A la pause, il s?approche du leader, John Lennon et lui montre de quelle manière il joue «Be Bop A Lula» à la guitare. Lennon, impressionné, demande à McCartney d?intégrer le groupe. Plusieurs mois, plusieurs changements de noms et plusieurs coups de sang de Lennon plus tard, c?est au tour de George Harrison, un ami de Paul McCartney, de devenir le guitariste solo des Silver Beatles. Le batteur est encore Pete Best, remplacé au début des années soixante par Richard Starkey dit Ringo Starr. Ce genre d?histoire arrive probablement chaque semaine dans chaque lycée. La différence, c?est que ces quatre garçons là ont inventé la pop, de ses balbutiements jusqu?à la maturité, en une vertigineuse accélération de l?Histoire.

La carrière fulgurante des Fab?Four a duré huit ans, de 1962 à 1970. On compte 13 albums originaux. De 1962 à 1964, le groupe enchaîne les albums et les tournées triomphales. C?est en 1963 que débute la « Beatlesmania » qui conduit d?ailleurs le groupe à abandonner la scène pour ne se consacrer qu?aux enregistrements en studio. Leurs concerts étaient devenus des messes hystériques au cours desquelles ils ne s?entendaient plus jouer. A cette période, McCartney se réveille avec la mélodie de «Yesterday» dans la tête. Les paroles d?origine étaient «Scrambled eggs, have an omelet with some Munster cheese, put your dishes in the washbean please, so I can clean the scrambled eggs».

La sortie de l?album «Rubber Soul», en 1965, marque un tournant important dans la carrière du groupe. La qualité sonore se fait beaucoup plus sophistiquée, les paroles des chansons deviennent plus graves et mystérieuses. John Lennon, quant à lui, laisse libre cours à son imaginaire surréaliste. A ce stade, il est nécessaire de replacer cet élan créatif dans le contexte de l?époque. Les Beatles et les Rolling Stones ont souvent été mis en opposition. On est « Beatles » ou on est « Stones ». Or, il apparaît que la véritable compétition, empreinte d?admiration réciproque, ne se jouait pas sur le territoire Britannique mais entre l?Angleterre et les Etats Unis, entre les Beatles et les Beach Boys. Certains ont d?ailleurs mis la grave dépression de Brian Wilson sur le dos des Fab Four. Les Stones et les Beatles ne sont pas dans la même catégorie. Jagger et sa bande sont bel et bien un groupe de blues. Les Beatles ont été un groupe de pop.

A partir de 1965, le style skiffle a disparu chez les Beatles, les Beach Boys ont lâché leurs surfs et leur leader surdoué Brian Wilson souhaite donner aux productions des garçons plagistes une facture plus élaborée, plus complexe. Il se met en tête de concurrencer le groupe de Liverpool. Pour cela, il écrit «Today». A quoi les Beatles répondent par «Revolver» (1966), qui reste un des premier petits bijoux de la pop. De son côté, Brian Wilson prépare son chef d?½uvre, «Pet Sounds», son meilleur album. On y trouve les titres «Good Vibrations» ou «God Only Knows» dont Paul McCartney déclara plus tard qu?il s?agissait de la plus belle chanson jamais écrite.

En 1967, alors que l?émulation entre les deux groupes est à son comble, les Beatles «tuent le concours» en sortant «Sgt. Pepper?s Lonely Hearts Club Band». Les Beach Boys n?auront plus de titre classé numéro 1 jusqu?en 1988, avec «Kokomo», bande originale du film «Cocktail».

«Sgt. Pepper?s» est le premier album conceptuel de l?histoire de la musique, un «pop opéra» dans lequel les morceaux ne sont séparés par aucun temps mort. La richesse musicale de cet album est extraordinaire. Musique indienne, orchestres philharmoniques, visions psychédéliques perçues sous l?effet de drogues s?y côtoient dans une évidente fluidité. Lorsque qu?on fit remarquer que les initiales de la chanson «Lucy In The Sky With Diamonds» étaient LSD, John Lennon, qui l?avait composée, argumenta en prétendant que ce morceau avait été inspiré par un dessin de son jeune fils Julian.

Entre 1967 et 1970, les Beatles sortent quelques albums majeurs. «Magical Mystery Tour», le «White album» le meilleur double album de l?histoire de la pop, «Yellow Submarine» peut être un peu plus faible que les autres, «Abbey Road», un de leurs chefs d?½uvre, mené par McCartney, et «Let It Be". Le climat très tendu mène le groupe à la séparation, en 1970.

A noter, la carrière du groupe est indissociable de leur collaboration avec le producteur George Martin, qui fut le chef d?orchestre, l?arrangeur génial, le cinquième Beatles.

Les rumeurs persistantes de reformation ont cessé le 8 décembre 1980, le jour où Mark Chapman a tué John Lennon, au pied du Dakota Hotel, à New York. Ringo Starr enregistre parfois quelques titres de variété. George Harrison est mort d?un cancer en 2001, après avoir mené une carrière post Beatles empreinte de compositions élégantes et raffinées. Paul McCartney continue de composer de sublimes morceaux.

Le plus grand groupe de tous les temps a été mille fois copié, jamais égalé. Ces quatre garçons les moins dans le vent de leur époque ont su incarner subtilement la révolte, l?insouciance et la jeunesse.

# Posté le jeudi 22 février 2007 07:38

Modifié le dimanche 06 mai 2007 16:20

Coldplay-Talk

Le groupe se forme entre septembre 1996 et janvier 1997 à l?University College London. Will Champion est le dernier à rejoindre le groupe le 8 janvier 1998 (alors qu?il n'avait jamais touché une batterie de sa vie) tandis que Chris Martin et Jon Buckland se rencontrent dès septembre 1996.
Le nom Coldplay a été donné par un ami commun de la fac qui possédait lui aussi un groupe. Il voulait appeler son groupe Coldplay mais trouvait ce nom trop déprimant, les membres du futur groupe Coldplay ont adoré ce nom et ont choisi de le garder.
Le 18 mai 1998, Coldplay publie 500 exemplaires d'un disque 3 titres : Safety. 50 exemplaires sont réellement vendus, les autres étant donnés à des fans et amis. Aujourd'hui, il faut compter 3000 euros pour se procurer un exemplaire de ce disque rare...

Le 26 avril 1999, le groupe sort un nouveau disque de trois titres : Brothers & Sisters, à 2500 exemplaires. Cette production leur permet d'être diffusé à la radio sur la BBC et de signer un contrat avec le label Parlophone.
Le 11 octobre 1999, Parlophone sort un disque 5 titres de Coldplay à 5000 exemplaires : The Blue Room.

Coldplay se met à travailler sur leur premier album en novembre 1999. Sorti en mars 2000, le single Shiver rentre dans le top 40 anglais (à la place 35) et le titre bénéficie de quelques diffusions sur MTV.

Juin 2000 marque réellement le début de Coldplay : le single Yellow se place quatrième du hit-parade britannique et le public découvre le groupe. L?album Parachutes sort le 10 juillet 2000 et se place numéro 1 des ventes d?albums anglais dès sa sortie. Les ventes de l'album estimées à 40 000 par Parlophone lors du lancement atteignent alors 1,6 million d?exemplaires au Royaume-Uni à la fin de l?année ! L?album rencontre un fort succès en Europe et Parachutes sort en novembre 2000 aux États-Unis où il y rencontre aussi un certain succès. Parachutes est recompensé par un Grammy Award en 2002 comme meilleur album de musique alternative.
L?album a été critiqué pour des ressemblances avec les albums The Bends et OK Computer de Radiohead.

L?album a été interdit en Chine, le gouvernement chinois ayant pris trop au sérieux les paroles de la chanson Spies.

A Rush of Blood to the Head [modifier]
L?album A Rush of Blood to the Head est enregistré à partir d?octobre 2001, et sort le 26 août 2002. Avec ces trois titres phares, In My Place, The Scientist et Clocks, l?album est salué par la critique.

Coldplay part en tournée pour un an de juin 2002 à septembre 2003. La tournée rappelle celles de U2 par ses effets de lumières. Un CD live Live 2003 est enregistré et le concert de Sydney est filmé pour sortir en DVD.
L?album A Rush of Blood to the Head est récompensé par quatre Grammy Awards et un Brit Award en 2003.

En décembre 2003, Coldplay enregistre une reprise des Pretenders : 2000 Miles. Ce titre fut mis en vente via internet par téléchargement. Les fonds récoltés furent reversés à deux associations : "Future Forests" et "Stop Handgun Violence".

Le troisième album de Coldplay, X&Y, sort le 6 juin 2005 et s?installe dès sa sortie à la première place des hit parades dans 28 pays. C?est l?album le plus vendu en 2005 avec 8,5 millions d?exemplaires écoulés dans le monde. Le premier single était Speed of Sound qui passait à la radio depuis le mois d?avril. Deux autres singles sortent en 2005 : Fix You en septembre et Talk en décembre. Une tournée mondiale Twisted Logic Tour suit la sortie de l?album; elle commence en juin 2005 pour se finir en juillet 2006.
Le groupe gagne un Grammy Awards pour la meilleure chanson de l?année, Speed of Sound.

Malgré le succès de l?album, les critiques le trouvent moins réussi que le précédent A Rush of Blood to the Head.

Le successeur de X&Y est annoncé pour l'automne 2007, prochain album qui devrait être différent, plus percutant. Ils font appel a Brian Eno qui a produit : ( John Cale, Words For The Dying, puis Wrong Way Up, U2 (en collaboration avec Daniel Lanois dont il produira aussi certains albums) pour les albums The Unforgettable Fire, The Joshua Tree, Achtung Baby, Zooropa et All That You Can't Leave Behind.). Autant dire que cet album devrait être d'un tout autre acabit, par rapport a ce que nous connaissons de Coldplay, mais toutefois très intéressant car Brian Eno est toujours poussé vers la recherche, l'expérimentation, l'ouverture à toutes les formes de musique et d'art.

# Posté le lundi 19 février 2007 07:27

Modifié le dimanche 06 mai 2007 16:20

Indochine-L'aventurier

C'est au mois de mai 1981 que Nicola Sirkis et Dominique Nicolas, âgés tous deux de 22 ans, créent le groupe Indochine. Il ne leur faudra que quelques mois pour composer leurs premiers morceaux. Dans la foulée, ils engagent Dimitri Bodianski, cousin d'une amie de Nicola, qui débute au saxophone.
Le mardi 29 septembre 1981, ils donnent un premier concert au « Rose Bonbon » à Paris. Grâce à ce court passage sur scène, ils décrochent leur premier contrat avec une maison de disque.
En novembre 1981, ils enregistrent leur premier single avec les chansons Dizzidence Politik et Françoise. Celui-ci ne leur vaut qu'un succès d'estime mais il a le mérite de faire découvrir le groupe aux critiques rock et aux médias.
Stéphane Sirkis, frère jumeau de Nicola, rejoint officiellement le groupe et, en avril 1982, ils assurent les premières parties de Taxi Girl. L'engouement pour Indochine est de plus en plus fort après chaque passage sur scène, à tel point que le manager de Taxi Girl décide de les supprimer de la tournée craignant qu'ils ne fassent de l'ombre à son propre groupe. Indochine enregistre alors son premier album: L'aventurier. Le single éponyme fait un véritable carton durant l'été 1983 en s'écoulant à 700 000 exemplaires. L'album n'est pas en reste et trouve plus de 250 000 preneurs. La presse exulte et elle félicite le groupe qui reçoit le Bus d'Acier 1983, récompense rock de l'époque.
En décembre 1983, ils sortent leur deuxième album intitulé Le Péril Jaune et enchainent par un passage à l'Olympia à Paris et une tournée à travers toute la France durant l'année 1984. Soutenu par les singles Miss Paramount et Kao Bang, l'album se vend à 225 000 copies en France.
Plusieurs chansons de cette période, comme L'aventurier ou Miss Paramount, font référence à l'univers de Bob Morane de l'auteur belge Henri Vernes.
Plus surprenant, Indochine parvient à exporter sa musique Pop-rock sautillante et colorée dans toute la Scandinavie et plus particulièrement en Suède, pays dans lequel ils donnent une série de concerts à guichets fermés en 1985. Indochine joue dorénavant dans la cour des grands.
En 1985, le groupe se consacre à l'écriture de son nouvel album, intitulé 3. Délaissant les univers BD et asiatique qui ont fait leur succès, Indochine aborde des thèmes plus ambigus. Le public, toutes générations confondues, est conquis. Les chansons telles que 3e sexe, Canary Bay, ou 3 nuits par semaine font sensation. Serge Gainsbourg craque lui aussi et réalise le clip du single Tes yeux noirs. La tournée qui suit en 1986 est un véritable triomphe. C'est la consécration, Indochine écoule plus de 800 000 albums et 1 300 000 singles, en France comme en Europe.
En octobre 1986, pour fêter son cinquième anniversaire, le groupe décide de publier l'enregistrement du concert donné au Zénith de Paris qui témoigne de l'aura que dégage Indochine sur scène et de leur communion avec le public.
1987 : après quelques mois de repos, le groupe sait qu'il est désormais attendu au tournant par tous ses détracteurs. C'est dans ce contexte que l'enregistrement de l'album 7 000 Danses se déroule entre la France, l'île de Montserrat et Londres. Le single Les Tzars, lâché en plein été 1987, fait l'effet d'une bombe tant il tranche avec ce que le public et les médias attendaient. Sans concession et avide d'évolution, Indochine propose un album au son plus rock et à l'univers sombre. Et comme pour tout phénomène à la mode et au succès affirmé, les mauvaises langues se déchaînent et certains critiques musicaux n'hésitent pas à comparer le groupe à une vulgaire copie de The Cure, tandis que d'autres considèrent que Nicola Sirkis chante plutôt faux. Malgré tout, l'album se vend à près de 400 000 exemplaires en France et en mars 1988, Indochine débute une tournée qui les conduira en France, Belgique, Suisse, Canada et au Pérou pour 4 concerts à guichets fermés à Lima rassemblant 48 000 personnes.
L'année 1989 marque une première rupture dans la vie du groupe : Dimitri Bodiansky décide de prendre ses distances. Les trois autres membres choisissent de poursuivre l'aventure en trio et ils enregistrent un nouvel album.
Baptisé Le Baiser, il sort au début de l'année 1990. L'évolution est là encore notable : bourré de références cinématographiques et littéraires, toujours plus sombre, l'album se veut aussi plus abouti au niveau des arrangements et de la production, l'apport d'instruments tels que le violoncelle, l'harmonica, le santour ou le Kemantche (instruments de musique iraniens) ouvre de nouveaux horizons au groupe. Sans aucun soutien scénique, le trio ayant décidé de faire un break, le disque est un succès et se vend à près de 250 000 exemplaires ; même si l'on sent malgré tout une baisse d'audience vis-à-vis des albums studio du groupe, qui se confirmera plus ou moins dans les années qui suivent.
En 1991, Indochine fête ses dix ans d'existence. À cette occasion paraît Le birthday album, compilation regroupant dix-huit titres essentiels et un inédit, qui rencontre un succès considérable, réveillant la fibre nostalgique du public : plus de 600 000 albums sont vendus à travers l'Europe. Cependant, la suite des événements sera plus chaotique.
1993-1999 : Les années noires du groupe [modifier]
Un nouvel album intitulé Un Jour Dans Notre Vie, sort en 1993. Boycotté par les radios et les médias en général qui considèrent désormais Indochine comme un groupe du passé, à l'époque où dominent le grunge et la techno, cet album ne remporte pas le succès escompté (environ 100 000 exemplaires vendus en France). Pourtant, une tournée suit en 1994 et Indochine se produit sur la grand-place de Spa (Belgique) lors des Francofolies. Un live y est enregistré et sort sous le nom de Radio Indochine à la fin de l'année. Le public est toujours là et, plus étonnant, une nouvelle génération de fans s'intéresse au groupe malgré sa sous-médiatisation.
En 1995, nouvelle rupture : Dominique Nicolas, principal compositeur des tubes d'Indochine depuis les débuts, n'a plus la foi, ni l'envie, il décide de quitter le groupe. Les deux frères Sirkis se retrouvent seuls face à leur destin. Un grand nombre de fans se font entendre et assurent leur soutien au duo. Ils décident de relever le défi et ils partent à la recherche d'un nouveau guitariste.
Un best-of intitulé Unita est commercialisé en 1996, il réunit dix-sept chansons dont une inédite issue du futur album à paraître, Kissing my song. Il s'écoule en France à près de 200 000 exemplaires et prouve à leur maison de disque, si besoin était, que le groupe est toujours présent sur le devant de la scène. En même temps sort un best-of, les Versions Longues qui comprend les versions longues ou remixées des chansons les plus connues du groupe.
Cependant, la sortie de l'album Wax, en 1996, passe quasiment inaperçue (60 000 exemplaires vendus). Aux yeux des médias et de leur propre maison de disque, Indochine est ringard et n'a plus d'avenir. Cet album est pourtant le plus abouti de Indochine, les mélodies de Revolution, Kissing my song ou Drugstar et leurs paroles montrent que le groupe a atteint une réelle maturité. L'album sera alors la première pierre de la résurrection du groupe au travers d'une trilogie. Le salut viendra de la scène, qu'Indochine arpente depuis 17 ans : le Wax Tour remplit de nombreuses salles. En mai, ils enregistrent le concert donné à Bruxelles (Ancienne Belgique) dans une ambiance survoltée et ils en font un double CD, Indo-Live qui s'écoule à 300 000 exemplaires, ce qui est exceptionnel pour un groupe français.
En 1998, au vu de la réussite d'Indo-Live, ils décident de poursuivre leur série de concerts et d'en faire un Live tour. Chaque jour les fans sont plus nombreux?
Le samedi 27 février 1999, alors que l'enregistrement de l'album Dancetaria vient de commencer, Stéphane meurt d'une hépatite foudroyante. Nicola décide alors de continuer : « Indochine vivra » dit-il, comme Stéphane le souhaitait. Les derniers titres qu'il a écrit témoignent de son immense talent, trop souvent sous-estimé. La sortie du CD sera retardée pour éviter une médiatisation morbide. Indochine repart à travers la France pour un Tour 99 riche en émotions. Le plus noir de tous les albums d'Indochine, Dancetaria sort dans les bacs en août 1999: Pop, Glam, Gothique sont les adjectifs qui définissent le mieux un des albums les plus réussis d'Indochine pour beaucoup de fans. Il bénéficie d'arrangements modernes et d'une multitude de trouvailles sonores et il est vite propulsé dans la première partie du Top Album. Il sera le second acte, et certainement le plus important, de la trilogie qui ramène le groupe au devant de la scène, près de 120 000 exemplaires sont vendus par le simple bouche à oreille, le groupe étant toujours très peu médiatisé. À la fin de l'année 1999, Indochine enchaîne les tournées. Deux dates sont à retenir: celle du concert à Forest National (Belgique) et celle du Zénith de Paris.
En 2000, le Dancetaria Tour reprend et connaît un joli succès. Le dimanche 27 février, un concert est donné en mémoire de Stéphane. On peut y entendre plusieurs chansons écrites par ce dernier ou encore des chansons inédites et des morceaux acoustiques. De là naît l'idée des Nuits Intimes, une tournée acoustique dans de petites salles. L'album acoustique des Nuits Intimes sort début 2001. Le dimanche 12 août 2001, un concert avec Placebo est organisé aux Arênes de Nîmes, grâce à la grande complicité entre Nicola Sirkis et Brian Molko, leader du groupe Placebo, que l'on retrouvera d'ailleurs dans l'album Alice et June (lundi 19 décembre 2005), ayant participé à l'ecriture de Pink Water III (la chanson cachée de l'album) et chantant sur Pink Water II. Cette derniere sera le quatrieme single du groupe Indochine, après Alice et june, Ladyboy, et Adora.
2002 : le retour médiatique [modifier]
En mars 2002, Indochine sort l'album Paradize qui sera le troisième acte de la trilogie débutée 5 ans plus tôt. Il compte seize nouveaux titres dont un duo avec Melissa Auf der Maur. De nombreux collaborateurs ont participé à la naissance de Paradize dont Mickey 3D, Gérard Manset, Jean-Louis Murat et les romancières Ann Scott et Camille Laurens. Côté production, c'est le grand Gareth Jones (producteur habituel de Depeche Mode et d'Erasure) qui s'y colle.
Suite à la parution de cet album, et notamment du matraquage radio du single J'ai demandé à la Lune, les médias présentèrent de nouveau Indochine comme la référence rock en France, oubliant qu'ils avaient méprisé le groupe tout au long de la décennie 1990, les traitant de "sinistre ringardise échappée des années 1980" . Résultat des courses, 1 200 000 albums et 1 500 000 singles vendus, 2 ans de concerts sold out devant 500 000 spectateurs. Une belle revanche pour Indochine.
En janvier 2004, Indochine sort un nouvel album live intitulé 3.6.3, en référence à la date de son enregistrement, le mardi 3 juin 2003 au Bercy). Ce dernier entre directement à la 1ère place du Top Album en France, ce qui n'était jamais arrivé pour Indochine jusqu'à présent. Il sera suivi d'un triple DVD baptisé Paradize Show. Le succès est encore au rendez-vous: 200 000 albums et 100 000 DVD vendus.
En septembre 2004, l'ancienne maison de disque du groupe, BMG, décide en accord avec Indochine, de rééditer Le Birthday Album. La compilation comporte 6 titres de plus qu'en 1991 et bénéficie d'une remasterisation au format SACD. Le mardi 14 décembre 2004 c'est au tour de l'intégrale des clips de sortir en DVD.
Le 10ème album studio d'Indochine, Alice et June est sorti le lundi 19 décembre 2005. Un premier single éponyme, est aussi sorti le lundi 14 novembre, accompagné d'un DVD présentant la genèse de l'album. La tournée est prévue en 2006 (en France, Belgique et Suisse) avec pour point d'orgue un concert événement le mardi 6 juin 2006 (6.6.6 pour la symbolique!) dans un lieu exceptionnel et inhabituel.
3 petits concerts de présentation de l'album Alice et June se sont déroulés en décembre 2005 : le samedi 17 décembre à Bruxelles (Orangerie du Botanique), le lundi 19 décembre à Reims (La Cartonnerie) et le mardi 20 décembre à Paris (Cité de la Musique).
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# Posté le lundi 19 février 2007 06:58

Modifié le dimanche 06 mai 2007 16:21